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Trabendo - Paris - 07/04/05
Jeudi 7 avril, 19H30, seulement quelques silhouettes
traversent le Parc de la Villette pour se rendre au
Trabendo. Le contraste
saisissant avec le concert du Zénith
3 ans auparavant, où l’allée menant
à la deuxième plus grande salle parisienne
était noire de monde, conforte l’idée
que ce concert s’annonce plus que mythique.
A l’entrée, Shavo accorde un peu de son
temps aux fans pour quelques photos et autographes
tandis que la pluie pousse les derniers téméraires
à rentrer s’abriter. A l’intérieur,
première constatation : la moyenne d’age
est plutôt élevée contrairement
à ce que je m’attendais, et l’ambiance
s’en ressent. Tout le monde est calme, posé,
pas de groupies (masculins comme féminins)
surexcités, et chacun est venu pour la même
chose : voir ce qu’est devenu SOAD
en live après leur dernier passage parisien
très décevant.
Comme on pouvait le prévoir, le show commence
45 minutes après l’heure prévue
mais quand le groupe monte sur scène, la salle
est pleine à craquer, l’air bien chargé
et Daron bien shooté. Les premiers riffs de
la soirée seront ceux de B.Y.O.B,
et là c’est la claque ! Tous les membres
sont déchaînés, John martèle
sa batterie, Shavo joue autant avec sa basse qu’avec
le public, et Daron et Serj s’égosillent
à pleins poumons. 5 minutes plus tard et le
premier constat tombe : Cette chanson est la plus
puissante en live de leur répertoire. J’irais
même jusqu’à dire plus forte que
Sugar. Chaque membre semble concerné par ce
titre, comme si chacun devait retranscrire tout ce
qu’il ressent à travers cette chanson.
Après une tuerie sans nom en guise d’introduction,
le groupe, fidèle à son habitude, enchaîne
les titres sans interruption mais avec une énergie
phénoménale. Nos oreilles se délecteront
de Science, Kill
Rock’n Roll, Suggestions,
Psycho, Chop
Suey pendant que la fosse fera parler d’elle
et en bien. C’est à ce moment que la
deuxième surprise de la soirée arrive. Alors que le groupe avait
déjà entamé une bonne partie
de Mr Jack,
Daron change
de micro et Serj se met au clavier. Et là,
bien sûr, vous vous dites : « Keuwa ??
Un clavier pour Mr Jack
??? » Et bien oui, Serj pianote la suite de
la chanson tandis que Daron l’accompagne avec
son micro qui est en réalité un vocodeur
transformant sa voie pour qu’elle sonne comme
celle d’un robot. L’effet n’est
pas transcendant mais reste original et donne un petit
côté trip-hop inattendu. Surtout, qu’ils
remettront ça pour les intro de War?
et de Sugar. |
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Après cet interlude robotique, la set liste
se renforcera de Needles,
Deer Dance, Aerials,
Holy Mountains, Spiders,
Streamline, et Bounce.
Titres qui en général déchaînent
les passions mais qui ce soir ont plutôt eu
comme effet de distancer le public du groupe. Peut-être
un coup de fatigue, ou une entrée en matière
trop forte qu’elle demande un peu de repos,
ou encore peut-être est-ce à cause du
fameux syndrome de milieu de concert, qui sait ? En
tout cas, le groupe le remarque et décide de
ne pas en rester là. Pour la suite, Daron demandera
un peu plus de participation et décidera d’ailleurs
que c’est à l’audience de chanter.
Il entame donc l’intro d’A.T.W.A
et Serj le rejoint avec les paroles mais il ne sera
pas le seul puisque toute la salle s’y met aussi.
Serj lancera un « Plus fort ! » avant
que sa voix soit totalement cachée par celle
de la foule qui reprend entièrement la chanson
sans un mot de travers ou oublié. Une osmose
entre le groupe et l’assemblée se crée
alors et continuera sans arrêt tout au long
des deux chansons suivantes : Forest
et Cigaro. Le groupe
comme le public ressentiront cette harmonie et prendront
littéralement leurs pieds. Daron slame (mouvement
qu’il répétera par 2 fois), Serj
et Shavo profitent des devants de la scène
pour s’élever au-dessus de la bande de
fous furieux complètement acquis à leur
cause. Personnellement, je n’ai jamais ressenti
une osmose pareille entre un groupe et son public,
ce qui constituera la troisième surprise de
ce concert. Finalement, les esprits se calmeront grâce
à Highway Song ce
qui permettra de profiter pleinement de War?
- toujours aussi splendide -, Prison
Song,
Roulette,
Toxicity, Suite-pee
et pour finir Sugar.

Merci Yoda |
Finalement, le bilan de
ces retrouvailles est plus que positif : 24
chansons,1h30 de show non-stop, un public
et un groupe ravis de la prestation, et plusieurs
très bonnes surprises. Le son quant
à lui était assez moyen au début
avec notament un micro au volume bien trop
bas, mais s'améliore nettement vers
la fin pour devenir quasiment parfait. Bref,
System of a Down
ne peut montrer toute sa puissance que dans
ce genre de salle et il leur sera très
difficile de rééditer l’exploit
de ce soir le 31 mai ou le 1er juin prochains
même si on l’espère plus
que tout.
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Merci beaucoup à Guillaume pour ce concert.
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